15 février 2011

Monsieur Valentin

Quel pied de ne plus attendre et alors de se laisser surprendre. Quelle liberté de ne rien prévoir et de ne pas savoir ce qu'on aimerait recevoir. Hier, je ne voulais rien. Voila. Pas de pression, pas de déception:  juste la belle occasion de goûter un bon champagne et de fleurir un peu plus la maison. J'ai dû faire de la place  et poser une brassée de tulipes dans un grand saladier de verre pour mettre mes roses vieux rose en vase.  Si je me réjouis c'est que longtemps, pendant si longtemps, j'ai scénarisé la vie.... [Lire la suite]
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10 février 2011

Mer Calme

J'aimerais tout simplement que nous progressions. Et que ce chemin nous le fassions ensemble. C'est une autre manière de se dire je t'aime. Ce désir de persévérance, je le découvre à ses côtés. Toujours j'ai fui quand la réalité s'écartait trop visiblement de mes projections. Depuis que je n'attends plus rien, je suis libre de  recevoir ce qu'il m'offre. Nos brûlures croisent parfois le fer, par hasard. Imagine deux plaies encore ouvertes qui se choquent au moment du tête à tête. Nous nous emboitons presque parfaitement,... [Lire la suite]
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09 février 2011

Le verbe vif

"Tu es trés forte avec les mots"... C'était dit comme un compliment les premiers temps de la rencontre. Aujourd'hui, c'est un air de méfiance. Et moi je ne sais pas ce qu'il faut penser de cette facilité à manier le mot. D'autant moins que mes années noires ont bien entamé l'aisance. Je n'ai plus la souplesse d'avant la souffrance. Je peine à écrire. Je cherche le sens et l'orthographe. Souvent J'hésite, parfois je trébuche.  Et puis nos temps de silence ont si bien dérouté la confiance que je ne sais plus  prendre mon bâton... [Lire la suite]
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08 février 2011

Punition

Des jours de silence, de bouderies appuyées, des heures de faux semblants, de distance: juste parce que je ne conviens pas. Je ne dis pas les mots comme il faudrait. Je touche là ou ça lui fait mal sans le prévoir. Avec le temps, si l'on met bout à bout toutes les heures perdues en vexation, nous pourrions partir pour de longues vacances heureuses. Avant, je ne savais pas comment naissaient ces heures noires. Longtemps j'ai tenté de briser les silences parce que je n'ai jamais su m'endormir dans le froid des coeurs. Longtemps... [Lire la suite]
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13 janvier 2011

Mon frère

Il faut croire que la mélancolie est un bijou de famille... C'est rassurant finalement de chercher et de trouver les preuves d'une transmission génétique. On se sent moins seule. J'ai traqué la maladie sur internet pendant les années passées derrière les barreaux de la chambre du haut. Je voulais mettre un nom sur mes larmes et toute la clique de mes étaux. Certains médedins affirment qu'il existe bien une course de relais entre les générations. "Tiens, prends la suite, mon fils, prends donc un morceau de pain noir." Du... [Lire la suite]
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10 janvier 2011

Raconte moi mon histoire

Ma vie est un trou de mémoire. Mon  cerveau expulse les faits au fur et à mesure de leur chronologie. De l'enfance, il ne reste presque rien. Pas de prénom, pas de nom de famille, pas de visage surtout.  Impossible de rechercher ici ou là les camarades de jeu,  un professeur, une meilleure amie. Tout est brûlé... il y a juste un surnom: Fanfan et une silhouette floutée: cheveux châtains, un peu secs, teint trés pâle, mains courtes et carrées, un ensemble solide, presque rustique. Peut être aussi des verrues sur ses... [Lire la suite]
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09 janvier 2011

Jean

J'avais 21 ans... Nous étions mariés depuis 3 ans. Le quotidien était difficile: mes larmes, son désarroi, le débit de mes mots et ses silences. Déjà à la quête du Graal, je me débattais avec la réalité.  Enfin la réalité... la vie, je la rêvais.  Alors forcément, c'était décevant. Je voulais vivre une grande histoire d'amour, incarner une sorte de couple fusionnel, un duo parfait, et pourquoi pas rester dans les annales? Souvent, je partais dans mes songes comme on va au cinéma. C'était réglé comme du papier à musique.... [Lire la suite]
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