Une, deux, trois semaines... il m'arrive d'oublier tout à fait l'existence de ce blog. Je me demande si la nouvelle est bonne: la distance avec la souffrance ? Je m'éloigne des terres où le feu brûle. Ma mémoire qui part en couilles ?  Hier encore, je demandais à ma fille de me rafraichir le gosier de mes souvenirs récents : elle m'avait donné une bonne idée de cadeau de noêl, je l'avais déjà oublié, digérée, rangé. Impossible de la retrouver.  A mesure que j'oublie les détails du jour, certains faits plus lointains me reviennent en mémoire. Figurez-vous que je rève. Mieux encore: ils me réveillent la nuit, je m'en souviens, je veux sortir de l'ombre pour écrire quelques mots pour ne pas les laisser filer. La première fois, ma soeur dormait à la maison, dans mon lit. Enfin, elle insomniait alors je lui ai demandé de noter mon rève dans un coin de sa tête, par flemme de sortir des draps chauds/frais: j'étais licenciée par l'un de mes principaux clients, le plus ancien aussi, le plus douloureux. Sidérée assise dans un bureau assombrie, un lieu sans fenêtre ou l'on chuchote la peur. Il y avait dans la pièce, un autre licencié. Le client est arrivé dans la pièce, en tenant un chèque du bout des doigts. Le montant était important mais sans commune mesure avec le préjudice. Sur la ligne de l'ordre, il était inscrit: ACCORD SISTER DEAD. J'ai ramené mon premier oiseau mort à ma psy. Fière de ce premier mort au combat. Pourtant, quand il s'est agi d'aller chercher le pourquoi du comment. Quand il fut question du sens. J'ai botté en touche, trois mots d'humour avant de quitter la scène du crime.